Anis Ben Salem: La mémoire à l’œuvre

La mémoire à l’œuvre : regards croisés entre littérature contemporaine et pratiques post-photographiques personnelles Il est vrai que la ville, comme cadre romanesque de prédilection, lieu de mémoire et espace de souvenir, se décline dans tous les genres littéraires confondus. Prague de Kafka, Paris de Victor Hugo et des surréalistes, Londres de Charles Dickens, New York de Paul Auster, Rome des nouveaux réalistes, et bien d’autres encore. L’univers urbain n’a cessé donc d’être une source d’inspiration pour les écrivains. L’écriture assigne ainsi à la ville une fonction sémiologique complexe : la ville devient un texte dont les lettres désormais invisibles ne sont pas nécessairement ni visibles ni lisibles. En enlevant à la ville sa matérialité et son bâti, je veux dépasser les limites et les contraintes de la linéarité, c’est-à-dire sa face visible, pour privilégier une structure invisible qui relèverait du mythe, d’une réalité suprasensible. Je tente donc de déchiffrer … Lire la suite